MENS 36 - Un petit degré de plus. Quo vadis, la Terre?

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La pensée dominante impose que le gâteau économique ne soit pas obligatoirement réparti de manière équitable entre tous les habitants de la Terre. Comme si cela ne suffisait pas, ce gâteau doit aussi continuer à grandir, de préférence sans limite et jusqu'à la fin des temps. N'est-ce pas merveilleux ? The sky is the limit !

Que faisons-nous? La planète Terre est petite et surpeuplée. Ses ressources sont limitées et nombre de ses systèmes sont fragiles par nature. La raison veut donc qu'on soit prudent dans leur gestion et que l'on se comporte avec le sens des responsabilités. Et que nous montre la pratique? Il est parfois difficile de contrôler les hommes et ils souffrent souvent d¹un insatiable besoin d'agir. C'est leur nature, vous le savez bien. Paving paradise to put up a parking lot, comme le chantait déjà Joni Mitchell.

Heureusement, nous sommes aussi les heureux possesseurs d'une intelligence (relativement) développée et d'une certaine conscience morale. Dès lors, nombreux sont ceux qui estiment aujourd'hui qu'une réflexion sur le sort de la Terre et le bien-être des générations futures n'est pas trop demander.

Cela n'a pas toujours été le cas. À l'époque, nous étions moins nombreux et nos activités ne possédaient pas une envergure suffisante pour influencer fondamentalement la planète. Depuis, la population terrestre a atteint plus de six milliards ­ et bientôt beaucoup plus, sans même nous en rendre compte et nous avons colonisé la planète jusque dans ses recoins les plus reculés. De plus, notre activité économique a pris un envol remarquable en quelques siècles.

Les nombreux effets secondaires de ces phénomènes ont depuis longtemps dépassé le niveau local et se manifestent progressivement pour tous. Le problème devient donc l'affaire de tous. Le sens des responsabilités vis-à-vis de l'avenir de cette extraordinaire Terre n'est plus seulement fondé sur des considérations morales mais aussi pratiques.

Nous empruntons la planète, elle ne nous appartient pas. Cette pensée peut se révéler motivante; nous pouvons tenter de modérer notre tendance à l'avidité et à la surconsommation. L'une des principales raisons qui devrait nous amener à modifier notre façon de vivre est le changement climatique.

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