MENS 41 - Les maladies sexuellement transmissibles

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Lorsqu'il y a 150 ans, Darwin lance sa théorie sur la dynamique de la sélection sexuelle, le peuple se met à parler des maladies vénériennes. Pas en public, bien sûr, mais discrètement, en coulisses. On parle alors surtout des deux maladies les plus courantes : la gonorrhée et la syphilis. Au début du vingtième siècle, on finit par appeler les choses par leur véritable nom : les maladies sexuelles. Les ulcères génitaux, l'herpès et autres microbes sortent également de l'ombre.

C'est au cours des années quatre-vingt du siècle dernier que le cercle fermé des vénérologues modifie le nom de sa discipline, qui s'appelle désormais "maladies sexuellement transmissibles", les MST.

C'est presque un nom gentil, ce ne sont que quelques dégâts matériels pendant les rapports sexuels. Ça arrive... ce n'est pas grave car soit c'est inoffensif, soit c'est guérissable. Mais l'arrivée du sida au milieu des années quatre-vingt allait brutalement remettre les choses à leur place. Les relations sexuelles redeviennent mortelles, qui plus est d'une façon dramatique : des personnes jeunes meurent à petit feu dans la douleur. Le sida n'est pas seulement une nouvelle maladie, il est aussi un véritable choc social. Les rapports sexuels protégés deviennent pour la première fois un acte "sexy" car personne ne veut mourir d'un acte d'amour. Ce que les vénérologues, si intelligents, n'étaient pas parvenus à faire, le sida l'a fait tout seul : mettre le préservatif au programme de toutes les rencontres amoureuses.

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